Harcelé-Harceleur

« Julie Lunettes » ainsi qu’avait décidé de la baptiser son institutrice, s’est jetée du troisième étage de son immeuble, n’en pouvant plus de se faire traiter de « mémé » de « vieille » de « moche » jour après jour, par ses « copains » de classe.
Jonathan a tenté de s’immoler par le feu submergé par les insultes d’un chefaillon et de ses sbires, insultant à longueur de journée sa famille, son nom (Destin) son poids, etc.
Camille n’a pas accepté de se faire supplanter par une rivale, aussi belle, aussi fraiche et délicieuse qu’elle, derrière laquelle SA cour, s’était ralliée. « elle m’a volée ma vie » a-t-elle déclaré à sa mère, et a plongé dans la dépression et la drogue. louise, Noé, Samir, Kevin... autant d’enfants victimes du harcèlement à l’école.

Qu’est-ce qu’une famille au XXIe siècle ? Comment ordonner nos histoires d’amour, de parents, d’enfants, de beaux-parents, de demi-frères, de quart de sœurs, de grands-parents d’adoption, de dons de gamètes, de liens de cœur ou de sang, « vrais » ou « faux », et faire en sorte que les familles qu’elles construisent soient équilibrées, vivantes, heureuses ? Comment, quelles que soient leurs formes, conjuguer filiation et transmission, égalité des sexes et complémentarité ?
Comment la loi et la justice doivent-elles intervenir dans leur création et leur protection ?

En s’appuyant sur son expérience de psychothérapeute, Serge Hefez revisite la fabrique de la famille ; de toutes les familles. Il nous montre, à partir d’exemples concrets, à quel point il est urgent de remplacer nos choix trop souvent binaires par des choix plus ouverts, et d’accepter sans peurs les mutations de ces familles qui fondent, à leur manière, une société nouvelle, plus fluide et plus libre. 

Les grossesses à l'adolescence en France

Plus de trente ans après le vote de la loi Veil (17 janvier 1975), et quinze ans après la loi qui a ouvert l’accès des jeunes femmes mineures à la contraception d’urgence (2001) et assoupli l’accès à l’avortement, les grossesses à l’adolescence dérangent et apparaissent toujours comme un problème social majeur dans les sociétés modernes occidentales (Le Van 1998 ; Le Den, 2012).

Cette approche exploratoire révèle que les dynamiques entre le physique et le numérique sont étroitement liées au niveau de la maîtrise en numérique et aux représentations du numérique, que ce soit chez les jeunes ou chez les professionnels. Ces dynamiques sont en outre fonction de l’équipement des jeunes et des contraintes institutionnelles et territoriales. La vidéo, le smartphone et les réseaux sociaux redessinent les parcours d’information entre le physique et le numérique, car ils peuvent être par exemple accélérateurs de confiance dans les relations entre les jeunes et les professionnels des structures d’information. La nécessité de lieux et de rencontres physiques persiste mais des passages et passerelles entre le physique et le numérique restent à concevoir ou à renforcer.

Mondes fictionnels Mondes numériques Mondes possibles

Les « autres mondes » sont aujourd’hui au cœur des pratiques culturelles des jeunes et des moins jeunes, à la recherche d’une immersion ludique, d’une plongée dans l’imaginaire.

Univers transmédiatiques issus de romans (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones, Hunger Games), de films ou de séries (Star Wars, Lost, Star Trek), mais aussi « métavers » comme Second Life ou bien sûr jeux de rôle de tous types, autour d’une table, grandeur nature ou en réseau (World of Warcraft) ont pour point commun de prendre au pied de la lettre la vénérable métaphore des « mondes possibles de la fiction », selon laquelle l’œuvre nous ouvrirait l’accès à une autre version des choses.

L'état adolescent. Miroir de la société

L’adolescence tend à devenir un état : on y rentre de plus en plus tôt, on en sort de plus en plus tard. Si cette période de la vie s’étend, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le signe que le statut de l’adulte n’a jamais été aussi fragilisé et ébranlé qu’aujourd’hui, pendant que celui du jeune, à l’inverse, a gagné en popularité. Car c’est l’âge de tous les possibles, de la croissance.

D’une certaine manière, les valeurs de la société (excitation, instantanéité, urgence, etc.) se rapprochent de plus en plus de ce qui caractérise l’adolescent lui-même, d’où un effet de miroir, fascinant et presque enivrant. L’adolescent apparaît comme un symptôme de la société actuelle, tout comme il tend à en devenir le modèle : un consommateur riche de sa seule illusion de toute-puissance personnelle.

 

Répondre au décrochage scolaire

La question du décrochage scolaire est d'une actualité brûlante sans pour autant succomber à un quelconque effet de mode. L'intérêt porté à ce phénomène tient au fait qu'il représente un excellent indicateur de la réussite ou de l'échec des politiques d'enseignement. Or, la plupart des publications actuelles traitant de cette question ont été réalisées selon une approche sociologique mettant en avant des typologies d'élèves décrocheurs.
En se référant à une approche clinique de l'activité en psychologie du travail, cet ouvrage se propose d'appréhender la question du décrochage scolaire par une entrée ciblant l'activité des professionnels de l'éducation en situation de travail. Il s'attache à identifier et caractériser les difficultés concrètes rencontrées par les équipes enseignantes, les éducateurs et les professionnels des établissements scolaires (CPE, infirmière scolaire...) pour lutter contre le décrochage scolaire.

Au cours des dernières décennies, la condition parentale a considérablement évolué du fait des changements socio-démographiques, mais aussi des mutations des conditions de travail. Si les conseils et prescriptions à l’adresse des parents représentent un véritable marché, relayé par les médias, ils correspondent également à une forte demande du politique qui, en écho aux inquiétudes et incertitudes des parents sur leur mission éducative, se soucie de garantir au mieux la réussite de cette mission, ou plutôt d’éviter son échec et les risques supposés pour la collectivité tout entière.

Cet ouvrage, qui réunit les contributions des meilleurs spécialistes de ces questions, part du regain d’intérêt accordé dans le débat public au rôle joué par les parents. L’apparition de la thématique de la parentalité et des mesures de « soutien à la parentalité » au cours des vingt-cinq dernières années est en effet remarquable.

Le numérique nous invite à revisiter nos idées, voire nos certitudes, sur la transmission des savoirs et des compétences dans l’école et, au-delà, sur notre rapport au(x) savoir(s), à soi, aux autres et au monde. Alors qu’il fait partie intégrante du continuum éducatif, permettant des liens nouveaux entre les différents temps des enfants, le numérique reste, à l’image de la société et de ses inégalités, marqué par des fractures relatives à ses différents usages et appropriations.

Ce numéro de « Diversité » questionne tout particulièrement ces enjeux : si les savoirs, dans leur diversité et profusion, sont ouverts et disponibles à tous, il s’agit de donner aux enfants et aux jeunes les repères leur permettant d’être agiles dans ce cadre nouveau d’apprentissage qu’est internet.

Diversité, n° 185, 3e trimestre 2016

Petit guide sur réforme de la protection de l’enfance de 2016

À l’automne 2014, le Gouvernement a engagé une réforme de la protection de l’enfance, en concertation avec l’ensemble des acteurs : les professionnels, les élus, mais aussi les enfants et les parents concernés. Ces travaux conduits en étroite collaboration avec les départements chargés de cette politique publique ont permis la construction partagée d’une feuille de route pour la protection de l’enfance composée de 101 actions.
Celle-ci s’articule autour de trois grandes orientations :
- une meilleure prise en compte des besoins et des droits de l’enfant ;
- l’amélioration du repérage et du suivi des situations de maltraitance, de danger ou de risque de danger ;
- le développement de la prévention à tous les âges de l’enfance.