Parler de la santé des adolescents, c’est parler de la santé de la population toute entière. D’abord parce qu’ils sont l’avenir de notre société et ensuite parce que leur santé, depuis l’enfance, se construit selon le type d’accompagnement assuré par les adultes qui les entourent et par les politiques publiques les concernant.

La feuille de route nationale 2018-2020 pour la promotion de la santé sexuelle a été publiée qui définit 6 objectifs et 26 actions à mettre en œuvre sur trois ans.

Le premier axe de cette stratégie entend "investir dans la promotion en santé sexuelle, en particulier en direction des jeunes, dans une approche globale et positive". Pour ce faire, le ministère préconise de : 

En France, le niveau de tabagisme est marqué par un gradient social qui semble émerger à l’adolescence et être en partie lié à des différences dans la perception du tabac selon la situation sociale des personnes. Afin de tester cette hypothèse, nous avons étudié la relation entre la filière scolaire suivie par les jeunes et leurs perceptions du tabac, ainsi que l’âge d’initiation du tabagisme.

Cet atlas constitue une base de données territorialisées en santé mentale.

Il rassemble plus de 350 indicateurs pouvant être mobilisés dans l’élaboration et le suivi des diagnostics de santé partagés des projets territoriaux en santé mentale. 

Il sera complété par la publication de l’ouvrage « L’Atlas de la santé mentale en France » coédité par l’Irdes et la Drees. Cet ouvrage proposera une analyse des disparités territoriales en termes d’offre, de recours aux soins ou de besoins.

Atlas interactif de la santé mentale en France

 

Lorsque l'adolescent souffre, il va tenter par tous les moyens de mettre un terme à cette souffrance, de rompre avec elle. Ces tentatives se manifestent par des comportements de rupture : se casser, se déchirer, casser, se couper... Autrement dit, il va fuguer, abuser d'alcool, de drogues, se mutiler...

Tous ces signes de souffrance doivent interpeller les adultes, d'autant plus s'ils se combinent.

Un entretien avec Xavier Pommereau,  psychiatre, spécialiste de l'adolescence, tourné à l’occasion du colloque « JEUNES EN MAL-ÊTRE ET CONDUITES À RISQUE » organisé par le Centre de prévention du suicide et d’accompagnement le jeudi 26 octobre 2017 à Saint-Servais. (02:50)

 

D’où qu’ils viennent, où qu’ils soient, les enfants ont besoin de rêver pour grandir.
Internet, réseaux sociaux, jeux vidéos autant d’occupations que les enfants et les adolescents ont désormais à portée de mains et qui ne leur laissent plus beaucoup d’occasions de rêver.

La rêverie et l’ennui sont des moments très rares, trop rares. Et pourtant, ils en ont besoin !
La rêverie et l’ennui permettent à l’imagination de se développer et fortifie les enfants et leurs permettent de se construire.

Dans cet avis publié au Journal Officiel, le Conseil économique social et environnemental pointe "le contraste entre les objectifs qui sont donnés à la santé à l’école et les moyens dont cette politique est dotée apparaît d’autant plus grand que les textes officiels se sont additionnés, réitérant régulièrement la volonté des pouvoirs publics d’en faire une priorité."

Ce guide a pour objectif d’accompagner la réflexion par les Conseils locaux de santé mentale sur ces instances de concertation pour des personnes en situation difficile présentant une complexité telle, qu’elle rend inefficace l’aide apportée par chaque acteur séparément. Ce document n’est pas un outil pré-construit, mais un ensemble de préconisations et de précautions permettant d’orienter et d’éclairer au mieux la construction de ces commissions par les acteurs locaux.

Les repères proposés doivent apporter davantage de lisibilité et de cohérence dans le fonctionnement de ces commissions qui doivent s’entourer de fortes garanties éthiques et déontologiques notamment sur les questions de confidentialité. 

L'Observatoire national du suicide publie son 3e rapport sur la question et consacre plus particulièrement un dossier sur le suicide à l’adolescence. 

En France, le suicide reste la deuxième cause de mortalité parmi les 15-24 ans. Ce dossier fait le point sur les connaissances récentes et identifie les besoins de recherche pour une meilleure compréhension des comportements suicidaires des jeunes. 

« L'adolescence est un âge contradictoire où le rejet de l'adulte est à la mesure du besoin que l'adolescent en a », analyse Philippe Jeammet.

Les conflits naissent de la tension entre la peur de l'abandon et l'angoisse d'intrusion du jeune. Ce paradoxe peut pousser certains adolescents à la destructivité comme créativité du pauvre, c'est-à-dire de celui qui se sent impuissant. Avant de s'effondrer, de disparaître, un acte de vie, prométhéen en quelque sorte, reste toujours possible : détruire !