En quoi le numérique modifie-t-il la place des adolescents de 11 à 18 ans dans les bibliothèques ? Quelles nouvelles médiations, quels modes de gestion des espaces, quels partenariats territoriaux émergent ? Une démarche exploratoire qualitative a été menée par l’INJEP durant l’année 2017 dans des territoires et des établissements de différentes tailles pour cerner toutes ces évolutions et développer des outils d’analyse (en particulier des sites web). Il en ressort que les adolescents forment un public plus actif qu’on ne le pense, en partie du fait du numérique, mais que l’on pourrait rendre plus acteur de la vie et des projets des bibliothèques. Celles-ci sont à la recherche d’approches qui concilient le ludique et l’éducatif et qui répondent aux importants besoins en littératie numérique. 

Ce résumé exécutif synthétise brièvement les principales conclusions d'une étude qui explore comment Internet et les médias sociaux influencent la citoyenneté active des jeunes et leur participation aux sphères publiques des sociétés démocratiques et, aussi, comment ceux qui travaillent avec eux, en particulier les travailleurs de jeunesse et les autorités publiques, peuvent utiliser ces outils pour s'engager avec tous les jeunes, y compris les groupes défavorisés, d'une manière efficace et significative.

Depuis la fin des années 1990, l’Europe est confrontée de manière exponentielle à l’arrivée de flux de mineurs migrants sans référents légaux. Ce phénomène a également touché la France et a pris de l’ampleur de manière hétérogène sur le territoire. Il a alors incombé aux conseils départementaux, dans le cadre de leurs missions de protection de l’enfance, en partenariat avec le secteur associatif habilité, la responsabilité d’accueillir et d’accompagner ces jeunes.

L’objectif du projet était de comprendre pourquoi certains jeunes potentiellement candidats à une formation par apprentissage peinent, voire échouent, à intégrer cette filière de formation, et le rôle que peut jouer la dimension des discriminations dans un tel processus.

Dans cette optique, un dispositif méthodologique complexe, mêlant approches quantitatives, qualitatives et statistique publique a été mis en œuvre.

L’Association départementale pour le développement des actions de prévention 13 a mandaté la sociologue Véronique Le Goaziou pour mener une étude sur les problématiques de la radicalisation et de la montée du fait religieux et leurs enjeux pour la prévention spécialisée.

En introduction, la sociologue précise que : "le travail demandé n’était pas d’étudier la radicalisation ou le fait religieux sur les territoires d’intervention de l’ADDAP13 directement, mais de comprendre et d’analyser comment les équipes en place perçoivent ces problématiques et ce qu’elles pensent opportun de mettre en œuvre pour s’en saisir".

De fait le document se base donc sur les entretiens qui ont été menés avec les professionnels de la structure pour recueillir leurs perceptions sur les thématiques de la radicalisation, du fait religieux ou du communautarisme.

Depuis 20 ans, les enquêtes Génération visent à éclairer la connaissance sur l’insertion professionnelle des jeunes et aident au pilotage des politiques publiques qui l’accompagnent. Selon les éditions, entre 20 000 et 55 000 jeunes sortis la même année du système scolaire ont été interrogés sur leurs premières années de vie active.

Grâce à ce dispositif, le Céreq peut aujourd’hui rendre compte des permanences et des principaux changements en matière d’accès des jeunes au marché du travail, au terme de deux décennies marquées par l’installation du chômage massif et par un accès toujours plus important à l’enseignement supérieur. Ce travail de synthèse et d’analyse sur longue période est l’occasion d’une prise de recul utile au moment où le champ de la relation formation emploi connaît, ou s’apprête à connaître, une série de réformes.

Alors que les départements attendent toujours une réponse de l'Etat sur la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA), l'Odas (Observatoire national de l'action sociale) présentait aujourd'hui une étude à contre-courant, mettant en valeur l'implication et les capacités d'initiative des départements pour prendre en charge ces mineurs.

On parle de régulation des flux, d’hébergement, de sécurité…. On parle parfois d’intégration, mais de façon si vague que cela ressemble à une incantation un peu vaine. L’éducation est pourtant l’un des éléments majeurs pour répondre aux défis migratoires qui se posent en Europe.

Au-delà des statistiques et des images-chocs qui font parfois la Une de l’actualité et qui suscitent tantôt la compassion, tantôt la peur, il y a des personnes. Avec leurs histoires, leurs talents, leurs fragilités et leurs rêves.

Déménagement, échec scolaire, précarité… la solitude est souvent le résultat de plusieurs facteurs. Loin des idées préconçues qui l’associent uniquement aux personnes âgées, elle frappe également les jeunes. La Fondation de France a donc mené une étude spécifiquement sur la solitude des 15-30 ans. Un moyen de mesurer l’ampleur du phénomène, d’en comprendre les multiples causes et surtout d’identifier les leviers d’actions à mettre en œuvre pour prévenir et lutter contre la solitude des jeunes. Ce phénomène est, en effet, une réalité : l’étude 2017 montre que 6 % des 15-30 ans sont en situation d’isolement.

Souvent définis seulement par les actes qui les ont menés en prison, les jeunes détenus sont rarement interrogés sur leur vie affective, amoureuse et/ou sexuelle. Cette enquête qualitative originale, menée pendant un an dans cinq prisons pour mineurs en France métropolitaine, montre la diversité des expériences des filles et des garçons incarcérés en matière d’intimité et de gestion de la sexualité, dans et hors les murs. Elle souligne une grande proximité des parcours sexuels et affectifs de ces jeunes avec les « autres jeunes » de leur génération et de leur milieu social, bien que la détention produise des effets singuliers sur leurs parcours.