On parle de régulation des flux, d’hébergement, de sécurité…. On parle parfois d’intégration, mais de façon si vague que cela ressemble à une incantation un peu vaine. L’éducation est pourtant l’un des éléments majeurs pour répondre aux défis migratoires qui se posent en Europe.

Au-delà des statistiques et des images-chocs qui font parfois la Une de l’actualité et qui suscitent tantôt la compassion, tantôt la peur, il y a des personnes. Avec leurs histoires, leurs talents, leurs fragilités et leurs rêves.

Déménagement, échec scolaire, précarité… la solitude est souvent le résultat de plusieurs facteurs. Loin des idées préconçues qui l’associent uniquement aux personnes âgées, elle frappe également les jeunes. La Fondation de France a donc mené une étude spécifiquement sur la solitude des 15-30 ans. Un moyen de mesurer l’ampleur du phénomène, d’en comprendre les multiples causes et surtout d’identifier les leviers d’actions à mettre en œuvre pour prévenir et lutter contre la solitude des jeunes. Ce phénomène est, en effet, une réalité : l’étude 2017 montre que 6 % des 15-30 ans sont en situation d’isolement.

Souvent définis seulement par les actes qui les ont menés en prison, les jeunes détenus sont rarement interrogés sur leur vie affective, amoureuse et/ou sexuelle. Cette enquête qualitative originale, menée pendant un an dans cinq prisons pour mineurs en France métropolitaine, montre la diversité des expériences des filles et des garçons incarcérés en matière d’intimité et de gestion de la sexualité, dans et hors les murs. Elle souligne une grande proximité des parcours sexuels et affectifs de ces jeunes avec les « autres jeunes » de leur génération et de leur milieu social, bien que la détention produise des effets singuliers sur leurs parcours.

Cet article restitue une étude menée par l'Injep. Ici, Francine Labadie et Jean-Pierre Halter s’intéressent à la pertinence du pays comme territoire de développement local pour une action publique en direction des jeunes ruraux. En coordonnant l’action des communautés de communes ou d’agglomération, et en ouvrant sa gouvernance aux acteurs associatifs ainsi qu’aux jeunes, le pays pourrait être un espace approprié permettant le dépassement de l’approche sectorielle, dominante dans l’action publique intercommunale.

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) mené par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publlie une étude sur le bien-être des adolescents à l'école.

D'après ce rapport, les adolescents qui éprouvent un sentiment d’appartenance à l’égard de leur école et qui ont de bonnes relations avec leurs parents et leurs professeurs sont plus susceptibles d’obtenir de bons résultats scolaires et d’être heureux. Ces résultats se fondent sur une enquête réalisée auprès de 540 000 élèves dans les 72 pays et économies ayant participé aux tests principaux du PISA 2015 en sciences, en mathématiques et en compréhension de l’écrit.  

La plupart des adolescents sont heureux, mais l’anxiété à propos du travail scolaire et les brimades posent problème.

Cybersexisme chez les adolescent-e-s (12-15 ans)

Quelques RÉSULTATS de l’étude : 20% des filles (13% pour les garçons) rapportent avoir été insultées en ligne sur leur apparence physique (poids, taille ou de toute autre particularité physique). 17% des filles (et 11% des garçons) déclarent avoir été confrontées à des Cyberviolences à caractère sexuel par le biais de photos, vidéos ou textos envoyées sous la contrainte et/ou diffusées sans l’accord et/ou reçues sans en avoir envie. Cela concerne ainsi près de 3 filles et 2 garçons dans chaque classe.
Aujourd’hui, la sociabilité des adolescents et adolescentes passe par la mise en scène et l’exposition de soi notamment via les réseaux sociaux. A travers la diffusion virale de selfies dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées.

Une étude relative aux PAEJ a été réalisée au premier semestre 2015 afin d’approfondir le diagnostic quantitatif et qualitatif de la situation de ces structures et de leurs interactions avec les autres dispositifs chargés de l’accueil, de l’information et de l’accompagnement des jeunes les plus vulnérables. De ces travaux, il ressort que les PAEJ représentaient, en 2015, 467 points de contacts composés de 315 structures et de 152 antennes.
Près de 500 personnes sont accueillies par an et par structure, avec une forte disparité. 65% des personnes accueillies en 2014 l’étaient pour la première fois. Ce public ne se limite pas aux jeunes (12-26 ans) car près de 30% des personnes accueillies font partie de leurs familles, de leur entourage ou sont des professionnels. Le public jeunes est constitué de : un public scolaire (54%), moins de 18 ans (57%), jeunes chômeurs (24%), en situation de précarité de logement (12%), déscolarisé (8%).

L’exemple de l’académie d’Aix-Marseille
Cette contribution propose des portraits type des décrocheurs à partir de données sur l’académie d’Aix-Marseille. L’investigation prend également en compte le rôle des caractéristiques des établissements scolaires. L’effet « d’établissement » apparaît plus important pour les lycées généraux et technologiques que pour les lycées professionnels ; alors même que le décrochage scolaire est sensiblement plus faible dans les premiers que dans les seconds.

EL-Mahdi Khouaja et Stéphanie Moullet, « Le rôle des caractéristiques des établissements dans le décrochage scolaire », Formation emploi [En ligne], 134 | Avril-Juin, mis en ligne le 22 juin 2016, consulté le 31 août 2016. URL : http://formationemploi.revues.org/4713

Etude réalisée du 7 au 28 janvier 2016 auprès de 6451 jeunes âgés de 11 à 18 ans pour l'etude et les réseaux sociaux.

Etude réalisée en ligne du 22 février au 14 mars 2016 auprès de 8772 jeunes âgés de 11 à 18 ans pour l'étude les contenus choquants sur Internet.

Mathilde Gantier, volontaire en service civique et étudiante en M2 Santé, Soin Humanités Société, et Enzo Latreille de Fozières, stagiaire, en Master 1 PESAP (prévention et éducation pour la santé par l’activité physique) ont élaboré un questionnaire pour recueillir des informations concernant le public de la MLJ, leurs besoins et pratiques en terme de santé et d’activité physique.

Nous avons pu, à partir du recueil de 120 questionnaires, caractériser la population des jeunes de la Mission Locale (type de demande (emploi, logement, santé), type d’habitat, fréquentation de la MLJ, âge…), tenter de comprendre ce qu’être en bonne santé signifie selon eux, connaître leurs interlocuteurs pour les questions de santé, mais aussi relever le besoin de renforcer la visibilité de l’ESJ au sein de la structure.