Le 10 avril 2017, la mission de consensus sur le délai de prescription applicable aux crimes sexuels commis sur les mineur.e.s, présidée par Flavie Flament et Jacques Calmettes, a rendu son rapport à la Ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes.
En France métropolitaine, 3,7 % des femmes et 0,6 % des hommes déclarent avoir été victimes de viols ou de tentatives de viol au cours de leur vie. Pour plus de la moitié des femmes et pour les trois quarts des hommes victimes, cette agression a eu lieu alors qu’elle ou il était âgé.e de moins de 18 ans. Pour les femmes comme pour les hommes, le cercle familial et proche est la première sphère de vie où ont lieu les viols et les tentatives de viol. Ainsi, 1,6 % des femmes ont subi au cours de leur vie au moins une forme de violences sexuelles au sein de la sphère familiale ou proche...

Les 5 points clés présentent les nouvelles découvertes de séropositivité chez les jeunes, notamment chez les jeunes HSH (Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes) ; le mode de contamination des jeunes femmes, les représentations du VIH/sida chez les jeunes ; l'usage du préservatif lors du premier rapport sexuel dans cette population.

L’éducation à la sexualité auprès des jeunes : faire plus, faire mieux

"La première partie de ce dossier présente des données de contexte sur la sexualité des jeunes au niveau national et en PACA (entrée dans la sexualité, épidémiologie des maladies sexuellement transmissibles et du sida, pratiques contraceptives et recours à l'IVG). La seconde partie traite de l'éducation à la vie affective au sein de l'Education nationale et la dernière de l'éducation à la sexualité en dehors du contexte scolaire (PJJ, missions locales, structures pour personnes handicapées)."
Source : IREPS Haute-Normandie

Un nouveau jeu pour lutter contre les discriminations VIH

Basé sur la coopération entre les joueurs, le jeu « VIH, stop aux discriminations » invite les jeunes adultes (15-18 ans) à se pencher sur la question du VIH/sida et plus particulièrement sur les discriminations à l’encontre des personnes séropositives.

En effet, 30 ans après l’apparition de la maladie, les personnes vivant avec le VIH sont encore très souvent victimes de préjugés et de stéréotypes à leur égard.

Pour les adolescents, les années collège représentent une période de changement. L’enquête internationale HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), menée tous les 4 ans dans plus de 40 pays, permet d’établir une photographie précise de la santé et du bien-être des adolescents de 11 à 15 ans et d’en mesurer les évolutions. Elle est unique en son genre. Santé publique France y participe pour la sixième année consécutive. Les données françaises 2014 sont publiées aujourd'hui sous la forme de fiches thématiques.

Questions/réponses. Guide pratique à l’usage des ados et de leurs parents

La majorité sexuelle est-elle identique pour les filles et les garçons ?
Je voudrais prendre la pilule mais je ne voudrais pas que mes parents le sachent. Est-ce possible ?
Une mineure peut-elle avorter sans l’autorisation de ses parents ?

Voici des exemples de questions que se posent beaucoup d’adolescents ; ce guide propose des réponses concrètes à leurs interrogations en s’appuyant sur les textes de loi.

Cybersexisme chez les adolescent-e-s (12-15 ans)

Quelques RÉSULTATS de l’étude : 20% des filles (13% pour les garçons) rapportent avoir été insultées en ligne sur leur apparence physique (poids, taille ou de toute autre particularité physique). 17% des filles (et 11% des garçons) déclarent avoir été confrontées à des Cyberviolences à caractère sexuel par le biais de photos, vidéos ou textos envoyées sous la contrainte et/ou diffusées sans l’accord et/ou reçues sans en avoir envie. Cela concerne ainsi près de 3 filles et 2 garçons dans chaque classe.
Aujourd’hui, la sociabilité des adolescents et adolescentes passe par la mise en scène et l’exposition de soi notamment via les réseaux sociaux. A travers la diffusion virale de selfies dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées.

Les grossesses à l'adolescence en France

Plus de trente ans après le vote de la loi Veil (17 janvier 1975), et quinze ans après la loi qui a ouvert l’accès des jeunes femmes mineures à la contraception d’urgence (2001) et assoupli l’accès à l’avortement, les grossesses à l’adolescence dérangent et apparaissent toujours comme un problème social majeur dans les sociétés modernes occidentales (Le Van 1998 ; Le Den, 2012).

L’adolescence est un temps favorable au changement mais elle comporte aussi un risque devoir adopter des conduites qui pourraient compromettre le développement de l’individu. En termes de prévention et d’éducation pour la santé, « l’adolescence représente une ouverture qu’il convient de ne pas manquer » (Pr P. Jeammet).
L’adolescent∙e apprivoise les métamorphoses deson corps, s’approprie sa sexualité, se construit une autonomie et une réflexivité propres, questionne sa place au sein de la société et apprend à maîtriser les émotions induites par ces bouleversements

Publication du rapport relatif à l'éducation à la sexualité

Depuis les années 2000, les chiffres sur l’entrée des jeunes dans la vie amoureuse et sexuelle sont stables : le premier baiser survient en moyenne à 14 ans tandis qu’à 17 ans, la moitié des adolescents – filles comme garçons - a déjà eu un rapport sexuel. Si des progrès ont été faits en matière d’accès à la contraception et d’usage du préservatif lors des premiers rapports, les choses évoluent peu en matière de stéréotypes sexistes, notamment sur les questions liées à la sexualité. En effet, malgré une émancipation sexuelle certaine des femmes depuis la diffusion et le remboursement de la pilule, la sexualité continue d’être un domaine empreint d’inégalités et d’idées reçues sur ce que serait ou ne serait pas une sexualité féminine et une sexualité masculine.