Mobiliser les jeunes en retrait de toute forme de participation (emploi, formation, engagement) est un enjeu majeur de cohésion sociale et d'insertion sociale. Bien que l’engagement des jeunes soit en hausse, de fortes disparités sociales demeurent. Plusieurs expérimentations du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ) et leurs évaluations ont porté sur l’engagement des jeunes, avec un focus particulier sur la mobilisation des jeunes en retrait. Elles ont ainsi permis d’identifier les freins et les ressorts à activer afin de diversifier les profils des jeunes engagés.

 

Chaque année, le système français produit quelque 100.000 décrocheurs scolaires. Un chiffre à la baisse depuis 2010 selon le ministère de l'Education nationale mais à la hausse d'après le ministère de l'Emploi. Un plan gouvernemental a été lancé en 2014 et de nombreux dispositifs s'additionnent mais d'après les experts le problème est structurel et les solutions doivent intervenir très tôt durant la scolarité.

Après 25 années de politisation des questions de laïcité et d’intégration, quelles sont les caractéristiques du moment présent ? Si l’on ne parle plus d’intégration, la question de la laïcité continue de cliver l’opinion publique et la classe politique. L’école, quant à elle, est invitée à se mobiliser d’une façon nouvelle pour « faire partager » par tous les valeurs de la République, laïcité incluse. La laïcité se trouve ainsi à nouveau positionnée au cœur du métier d’enseignant, comme à l’époque de Jules Ferry, Jean Jaurès et Aristide Briand, retrouvant une signification inclusive qu’elle avait perdue.

Dans son numéro du mois de mars, la revue Santé en action revient sur le dispositif Sentinelles et Référents lors d'un entretien avec son fondateur le psychologue Eric Verdier.

En centrant notre attention sur le phénomène de bouc émissaire et non uniquement sur le harcèlement, l’on inclut bien d’autres situations potentiellement graves et qui passent souvent inaperçues. Eric Verdier,  fondateur du dispositif Sentinelles et Référents.

La revue Santé en action - éditée par l'Agence nationale de santé publique - consacre un dossier à la Promotion de la santé mentale de la population dans son dernier mensuel du mois de mars.

La pierre d’angle est la prise de conscience de la nécessité que l’école soit un lieu de bien‑être pour tous nos adolescents. Marie-Rose Moro

Sous forme d'entretien avec Yves Géry, Marie-Rose Moro plaide pour la généralisation des alliances éducation-santé dans les établissements scolaires. L'article fait également la synthèse des préconisations du Plan bien-être et santé des jeunes (novembre 2016) que la psychiatre a co-élaboré avec Jean-Louis Brison, inspecteur d’académie et inspecteur pédagogique régional.

Les jeunes sont inégaux face à la faculté de se déplacer, comme le montre l’exemple des adolescents des cités. Encore faut-il se méfier de tout simplisme dans ce domaine : davantage que l’effet de quartier, c’est celui du milieu social d’origine qui pèse sur leurs déplacements vers d’autres territoires que le leur. L’analyse de Nicolas Oppenchaim, sociologue, maître de conférences à l’université de Tours.

Si les facteurs du décrochage scolaire sont connus, les éléments constitutifs du raccrochage le sont moins. Or, après avoir décroché de l’école, et après une période plus ou moins longue, les jeunes peuvent soit solliciter une structure de retour à l’école, soit entrer dans un établissement de formation par alternance.

Cet article traite donc des parcours des décrocheurs qui raccrochent auprès d'une structure à visée strictement scolaire ou d'un dispositif de remise à niveau scolaire et d’insertion professionnelle.

Dans le premier cas, il s’agit d’une structure de retour à l’école (microlycée), et dans le second cas d’un dispositif de « seconde chance » (école de la deuxième chance ou établissement public d’insertion de la Défense).

Pour quelles raisons une partie des élèves interrompent-ils, au moins temporairement, leurs études ? Les recherches ont désormais bien établi les différents facteurs sociaux et scolaires conduisant au décrochage scolaire. Mais la perception qu’ont les jeunes des conditions et des situations justifiant leur décrochage est moins investiguée. Or on peut s’interroger sur les façons dont les jeunes motivent eux-mêmes leur décrochage scolaire, et en quoi cela reflète, ou non, une forme spécifique de rapport à l’institution scolaire. Une première enquête conduite en 2013 dans l’académie de Nantes révélait une forte lassitude du système scolaire considéré par une majorité des jeunes comme inadapté, sélectif et injuste [Bernard et Michaut, 2014]. Nous poursuivons ici ce travail, à partir d’une enquête réalisée dans l’académie de Crétei

L’année 2016 est cruciale pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents, alors que débute la mise en oeuvre de deux stratégies sanitaires mondiales importantes – le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et la Stratégie mondiale des Nations Unies pour la santé de la femme, de l'enfant et de l'adolescent.

Ces deux stratégies détermineront et favoriseront les efforts mondiaux de collaboration en faveur de la santé sexuelle et reproductive des adolescents au cours des 15 prochaines années. Si les buts et les cibles de ces stratégies ont été acceptés, les indicateurs pour contrôler que les cibles ont été atteintes font l’objet d’un débat.

Les autorités sanitaires multiplient enquêtes et campagnes pour influer sur les conduites alimentaires des Français, et notamment celles des jeunes.
Ceux-ci lient d’abord la nutrition aux notions de plaisir et de poids, accordant une grande importance à l’apparence physique pour leur bien-être. Filles et jeunes précaires sont les plus vulnérables aux troubles alimentaires.