La mission d'information sur la réinsertion des mineurs enfermés a formulé une douzaine de recommandations, en cherchant à éviter tant l'écueil de l'angélisme que l'obsession du « tout-sécuritaire ».

Si elle a consacré la plus grande partie de ses travaux à l'enfermement décidé par le juge des enfants à l'encontre des mineurs ayant commis une infraction pénale, la mission s'est aussi intéressée à l'enfermement psychiatrique, qui poursuit un but thérapeutique, et elle plaide pour une meilleure garantie des droits du patient mineur.

Donner la priorité à l'éducatif sur le répressif

European Network of Ombudspersons for children est une organisation sans but lucratif réunissant des institutions indépendantes des droits de l’enfant en charge de la promotion et protection des droits de l’enfant et de l'adolescent.

Pour 2018, la thématique de travail commune est la santé mentale des enfants et des adolescents.
Les enjeux sont multiples : améliorer l’accès aux services de soins en santé mentale, promouvoir une meilleure information en matière de respect des droits des jeunes pris en charge, participer à changer le regard sur les troubles psychiques et lutter contre leur stigmatisation, attacher une attention particulière aux publics en situation de vulnérabilité particulière (jeunes migrants, en situation de handicap, LGBTI, etc.) et réduire les inégalités territoriales et sociales en vue d’affirmer la possibilité d’un bien-être égal pour tous.

La ségrégation sociale observée dans les collèges reflète en partie la ségrégation résidentielle : dans les grandes villes, du fait de l’application de la carte scolaire, les profils sociaux des collèges publics sont très différenciés, car les caractéristiques sociales des quartiers correspondant à leur secteur de recrutement le sont également.

Néanmoins, les choix des familles amplifient nettement la ségrégation sociale entre élèves à l’entrée en 6e : dans les villes de Paris, Bordeaux et Clermont-Ferrand étudiées ici, cette ségrégation serait entre un tiers et moitié moins élevée si les élèves étaient scolarisés dans le collège public de leur quartier.

De tout temps, la jeunesse en quête de sens et de valeur à exister s’inscrit dans une métamorphose identitaire. Aujourd’hui, en rupture de perspectives et de références puissantes pour se sentir exister, des jeunes hommes et femmes sont  touchés par l’islamisme radical.

Aucune équation psychologique ou sociologique ne donne une explication univoque de la radicalisation. Ce qui vaut pour l’un ne vaut pas pour l’autre.

De jeunes convertis en quête de pureté et de spiritualité issus de classes moyennes ou privilégiées côtoient des jeunes de milieux populaires ayant souvent un parcours de délinquance. La radicalisation se nourrit de grandes figures anthropologiques : ordalie,sacrifice, disparition de soi... Les stéréotypes de genre sont exacerbés : les filles vouées au mariage et à la maternité, les hommes à la guerre. 

La 9e édition de l’enquête ESCAPAD a interrogé en mars 2017 plus de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans sur leurs éventuelles pratiques de jeux d’argent et de hasard (JAH). 

Près de quatre jeunes sur 10 (39 %) déclarent toutefois avoir joué à un JAH dans l’année et un sur 10 (10 %) au cours de la semaine écoulée. Les garçons sont près d’un sur deux (47 %) à déclarer avoir joué dans l’année. 

Les types de jeu pratiqués ont évolué : davantage de jeunes désormais disent faire des pronostics ou des paris sportifs, tandis que la pratique des jeux de tirage ou de grattage comme celle des « jeux de casino » apparaît en recul. Cette évolution va de pair avec une part plus importante des garçons parmi les joueurs, les filles pratiquant peu les paris sportifs. 

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) des ministères sociaux met en ligne un outil original, sous la forme d'une "cartographie interactive sur les conditions de vie des enfants". Construit à partir d'une douzaine de bases de données, cet outil de datavisualisation regroupe 65 indicateurs et environ 500.000 données localisées. 

Selon le Planning familial, l’éducation à la sexualité est le point d’ancrage de toutes les thématiques de la « santé sexuelle » : sans informations objectives sur l’avortement, la contraception, les IST, le plaisir, l’orientation sexuelle, les violences… Pas de choix éclairés !  

Ce référentiel présente la démarche proposée lors des séances d’éducation à la sexualité en s’appuyant sur une définition globale et positive de la sexualité. Il décline également les connaissances scientifiques ainsi que les cadres internationaux, européens et français, qui permettent de garantir la qualité des interventions du Planning.

Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) est une association féministe et d’éducation populaire composée de bénévoles, de salarié.e.s et d’adhérent.e.s. Il est présent sur tout le territoire (métropole et Outre-mer), à trois échelons : national, régional et départemental.

L'insee et la DRJSCS ont rédigé un dossier "Quartiers prioritaires de la politique de la ville en Occitanie : les multiples visages de la pauvreté".

Ce travail a été réalisé département par département. Dans l'Hérault, les 22 quartiers prioritaires se situent dans les unités urbaines d'Agde, Bédarieux, Béziers, Lodève, Lunel, Montpellier et Sète. Avec 102 140 habitants, ils regroupent 29 % de la population des quartiers prioritaires d'Occitanie ; 9 % des Héraultais vivent dans un quartier prioritaire.

Pour chaque unité urbaine comprenant au moins un quartier prioritaire, une fiche détaille les conditions de vie des habitants au regard de l’agglomération dans laquelle ces quartiers se situent, à partir d’indicateurs graphiques et cartographiques assortis d’une analyse statistique.

Dans le cadre du renouvellement du Contrat local de santé, un nouveau diagnostic local de santé a été réalisé pour le territoire Pays Coeur d'Hérault.

Il intègre notamment les résultats du questionnaire sur la santé diffusé à la population en 2017, ainsi que les éléments recueillis lors de la Commission Santé et des groupes de travail thématiques organisés au cours du second semestre 2017.

Ce document est consultable et téléchargeable ici.

Fin 2014, 1,4 million des 18 à 24 ans ont leurs parents séparés. Dans près de neuf cas sur dix, ces jeunes ont vécu principalement chez un seul de leurs parents à la suite de la séparation (majoritairement leur mère).

Résider chez un seul de ses parents distend les relations avec l’autre parent. Un jeune sur quatre déclare ainsi ne plus avoir de relation avec son père. 

La séparation des parents, et notamment la conflictualité qu’elle peut impliquer, a des conséquences sur le devenir des jeunes. Ils sont moins souvent en études et leur niveau de diplôme est souvent moins élevé que celui des jeunes dont les parents forment un couple. Toutefois, lorsque les relations entre les parents sont bonnes les écarts de niveau de diplôme sont moindres.