Cette enquête sur les addictions chez les jeunes se fonde sur un échantillon de 1000 jeunes âgés de 14 à 24 ans représentatif de cette population interrogée par Ipsos.
Les auteurs ont souhaité soumettre le questionnaire à un échantillon de parents de jeunes de 14-24 ans (402 parents interrogés par Ipsos), ainsi qu’au grand public (2 005 personnes interrogées par Ipsos) pour mesurer les écarts de perception entre leur propre réalité et celle des jeunes générations.

Jeunes et addictions

Quels produits psychoactifs les jeunes Français consomment-ils ? Comment leurs usages évoluent-ils? Filles et garçons sont-ils également concernés? Qui sont les jeunes les plus fragiles?

L'OFDT fait le point sur toutes ces questions et de nombreuses autres dans Jeunes et addictions. Cet ouvrage décrit les pratiques addictives des 11-25 ans et ambitionne de mieux les comprendre tout en évoquant leurs conséquences. L'étude de ces comportements tout au long de l’adolescence et au début de l’âge adulte est en effet essentielle puisque c’est à cette période de la vie, faite d’initiations et d’expériences, que débutent et s’installent certaines conduites addictives qui perdureront.

Médicaments psychotropes - Enquête qualitative sur l’usage détourné de médicaments par les jeunes

On sait encore peu de chose sur les modes d’accès aux médicaments psychotropes, les motivations des jeunes et plus globalement leurs parcours de consommation de ces substances. Afin d’apporter des éclairages à ces conduites peu documentées, l’OFDT, en partenariat avec le Centre Émile Durkheim de l’Université de Bordeaux, a conduit une enquête sociologique interrogeant vingt-neuf jeunes de moins de 25 ans se livrant à un usage détourné de médicaments psychotropes.

En France, plusieurs enquêtes montrent des niveaux élevés de consommation de médicaments psychotropes en population générale y compris chez les plus jeunes (Beck et al.2014).
Pour certaines classes de médicaments (sédatifs et, anxiolytiques), la France compte parmi les plus gros consommateurs mondiaux (OICS 2014).
Ce phénomène interroge sur une banalisation possible des prescriptions de médicaments psychotropes allant de pair avec la diffusion d’usages détournés notamment chez les jeunes, d’autant que les enquêtes disponibles fournissent des indicateurs d’usage détournés qui ne sont pas négligeables chez les 12-25 ans.

Principaux résultats d’AlimAdos, un programme de recherche de l’Ocha

Ils s’appellent Megane, Salsabilla, Marie, Hasan, Marco, Antoine ou Kevin, ils ont entre 12 et 19 ans et pendant de longs mois ils ont côtoyé en Alsace et en Provence-Alpes Côte d’Azur les chercheurs de l’équipe AlimAdos[1].
Comprendre comment les adolescents mangent en France aujourd’hui, ce qu’ils en disent, comment ils le vivent et se le représentent, en famille, en groupe, entre pairs ou seuls, a été la problématique de ce programme de recherche de l’Ocha mis en oeuvre depuis 2006 avec deux laboratoires du CNRS et co-financé par l’Agence Nationale de la recherche.

En 2012, l’OFDT publiait pour la première fois, grâce à l’enquête européenne HBSC 2010, un état des lieux des niveaux de consommation d’alcool, de tabac et de cannabis parmi les collégiens français. En 2014, un nouvel exercice de l’enquête a permis d’actualiser ces données et d’examiner leur évolution, tout en abordant pour la première fois les usages de la cigarette électronique (e-cigarette) et de la chicha.

Présentés dans le n° 106 de Tendances, les résultats du volet drogues de l’enquête en France permettent d’établir quelques grands constats :

- Première substance psychoactive expérimentée par les collégiens, l’alcool fait cependant l’objet  d’un moindre engouement (expérimentations et usages récents d’alcool en nette baisse en 2014, premières ivresses plus tardives et moins fréquentes qu’en 2010)

Réenchanter l’éducation des jeunes, tel est le thème du colloque organisé les 11 et 12 mai par la Région dans le cadre de son programme de santé des jeunes.

Depuis 2006, la Région a fait le choix de développer une politique de prévention et de promotion de la santé des jeunes de 15 à 25 ans de par sa responsabilité envers les lycées, la formation professionnelle et l’apprentissage. Elle a initié une politique de réduction des inégalités sociales de santé en développant une politique en direction de tous les jeunes mais en accentuant son intervention auprès des jeunes sans qualification ou faiblement qualifiés. L’adolescence est une période de transition et de prise de risque autour de la sexualité, des addictions et du suicide. Ces risques seront d’autant plus importants que le niveau de qualification des jeunes est faible et que ceux-ci sont coupés de leur relation familiale. La Région s’est appuyée sur deux études sur la santé des jeunes du Languedoc-Roussillon, en 2007 et 2012.

Rapport sur les compétences pour les intervenants en prévention de la consommation de substances chez les jeunes

Selon la recherche, les problématiques, besoins, considérations et approches relevant du travail de prévention de la consommation de substances chez les jeunes nécessitent une attention particulière. En effet, ce qui fonctionne chez l’adulte ne fonctionne pas forcément chez le jeune. Ajoutons qu’un important travail de prévention se fait en amont, à l’échelle communautaire, avec la mise au point et l’appui d’initiatives et d’activités propices à des communautés et milieux prospères où les jeunes peuvent s’épanouir et exprimer leurs talents.