Le nombre de mineurs non accompagnés (MNA) a augmenté de façon exponentielle ces dernières années.

Après une première évaluation de la minorité au sein du Dispositif national de mise à l’abri, d’évaluation et d’orientation des mineurs isolés étrangers (Demie), on estime à 57% le nombre de jeunes non reconnus mineurs. Le cadre juridictionnel autour de ce statut reste flou et l’accès aux soins est entravé.

Une étude rétrospective a été menée afin d’évaluer l’état de santé de cette population.

Grace à un auto-questionnaire, cinq dimensions de la santé mentale ont pu être explorées, en s’appuyant non seulement sur le ressenti des élèves mais également sur leur comportement :

  • détresse psychique,
  • qualité du sommeil,
  • comportement alimentaire,
  • blessures cutanées auto-infligées
  • comportements suicidaires.

La grande majorité des jeunes interrogés ont une très bonne santé mentale. 13% d'entre eux ont une santé mentale dégradée (8%) et très mauvaise (5%) avec une forte représenation des filles.

Au cours des cinq dernières années, les conseils régionaux ont été affectés par une succession de réformes, tant s’agissant de leur délimitation territoriale que de leur champ de compétences.

Acteurs historiquement centraux de l’action publique en direction des jeunes, ceux-ci ont également acquis de nouvelles prérogatives en matière de coordination des interventions en ce domaine.

Comment ces évolutions se traduisent-elles à ce jour ?

Cette étude Une étude de l’INJEP donne aujourd’hui à voir les recompositions à l’oeuvre dans les politiques sectorielles portées par les conseils régionaux, ainsi que la diversité des démarches transversales de prise en compte des jeunes que ceux-ci ont pu déployer, mais dont les effets restent encore limités.

Selon les enquêtes de santé menées en mileu scolaire en 201-2017 auprès des élèves de troisième, il apparait que 18 % des adolescents sont en surcharge pondérale et 5 % sont obèses. Cette prévalence de la surcharge pondérale et de l'obésité sont en hausse, en particulier pour les filles. En revanche la santé bucco-dentaire est en nette amélioration.

Dans cet article, l'auteur rend compte d'une enquête menée pendant trois ans par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) auprès d'adolescents mineurs sur leur consomation d'alcool.

Baptisée ARAMIS attitudes, représentations, aspirations et motivations lors de l'initiation aux substances psychoactives, l'objectif de cette étude de comprendre les perceptions et comportements vis-à-vis de l’alcool à l’adolescence afin de meiux connaître les contextes et les motivations d’usage pour agir efficacement.
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La 9e édition de l’enquête ESCAPAD a interrogé en mars 2017 plus de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans sur leurs éventuelles pratiques de jeux d’argent et de hasard (JAH). 

Près de quatre jeunes sur 10 (39 %) déclarent toutefois avoir joué à un JAH dans l’année et un sur 10 (10 %) au cours de la semaine écoulée. Les garçons sont près d’un sur deux (47 %) à déclarer avoir joué dans l’année. 

Dans le cadre de cette étude,  47 604 élèves âgés de 8 à 19 ans ont été interrogés. Les auteurs s’attachent particulièrement à la description de la « la violence "ordinaire" en milieu scolaire, sa fréquence, ses caractéristiques et, la manière différenciée – ou non – dont elle touche les filles et les garçons ».

Cette enquête sur les addictions chez les jeunes se fonde sur un échantillon de 1000 jeunes âgés de 14 à 24 ans représentatif de cette population interrogée par Ipsos.
Les auteurs ont souhaité soumettre le questionnaire à un échantillon de parents de jeunes de 14-24 ans (402 parents interrogés par Ipsos), ainsi qu’au grand public (2 005 personnes interrogées par Ipsos) pour mesurer les écarts de perception entre leur propre réalité et celle des jeunes générations.

Laurent Bonelli et Fabien Carrié, sociologues et chercheurs, se sont intéressés aux différentes manières de s'approprier une forme de radicalisation et aux conditions sociales qui les produisent. Ils ont procédé à une enquête sur les jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Les conclusions de leur travail montrent que le profil des mineurs radicalisés ne correspond pas à tous les a priori associant très souvent radicalisation, précarité et délinquance et met en évidence d'autres mécanismes.

Les premières expériences de stages font partie intégrante du parcours scolaire ; elles visent à aider les élèves dans leurs choix d’orientation. Deux enquêtes portées par l’INJEP au travers du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse rendent compte des fortes inégalités sociales et territoriales dans l’accès aux stages et à l’apprentissage.