Un entretien avec Angélique Gozlan, docteure en psychopathologie et psychanalyse. 

L'école a une place centrale dans les situations de cyber harcèlement. En effet, dans beaucoup de situations, ce qui se joue derrière les écrans a un impact sur ce qui se passe entre les murs de l'école. 

L'école a un rôle important dans l'observation des signes de souffrance tels que l'absentéisme, le manque d'attention, l'agitation que l'un ou l'autre adolesent peut présenter...

Lieu de vie majeur des adolescents, l'école a un rôle de maillon essentiel entre d'un coté le groupe classe et de l'autre les parents. Il s'agit d'articuler les différentes sphères de vie des adolescents pour permettre qu'une prévention et une prise en charge puissent émerger. 

Pour aller plus loin : Le harcèlement virtuel

Un entretien avec Angélique Gozlan, docteure en psychopathologie et psychanalyse.

Sur la toile, l'absence de présence physique entre les individus entraine une levée des inhibitions. Cette impression d'irréalité peut engendrer des déferlements de haine très violents. 

Or, ces communautés virtuelles sont composées de gens bien réels et ce qui se dit sur les réseaux a des conséquences sur le psychisme. Ce qu'on lit et voit sur internet nous impacte.

Pour aller plus loin : Le harcèlement virtuel

Avec Internet, une nouvelle forme de harcèlement est apparue : le cyberharcèlement.

Ce phénomène est véhiculé par les réseaux sociaux, proposant de nouvelles modalités de communication et de relations dans lesquelles la notion d’intimité se trouve bouleversée. Les adolescents de la génération Z en sont particulièrement touchés.

Quelles sont les spécificités de ce harcèlement virtuel ? Comment se positionner en tant qu’adulte et professionnel pour endiguer et surtout prévenir les situations de cyberharcèlement ?

Ce texte propose d’explorer les mécanismes spécifiques du harcèlement virtuel, en mettant en lumière la place essentielle de la viralité et de la communauté virtuelle, en envisageant les effets à la fois pour la victime, le harceleur et les témoins.

La complexité du positionnement des adultes et la place de l’école y sont pensés à la lumière des processus à l’œuvre.

L’irruption du numérique dans le monde professionnel dans comme dans l’ensemble des activités rend indispensable la transmission aux élèves des outils leur permettant d’appréhender ce nouvel univers.

Cela implique de les former à la maîtrise des codes de l’univers numérique, en les éduquant à la société du numérique, en particulier dans le domaine des médias et de l’information, autant qu’à la pratique du code qui le régit, soit l’algorithmique et la programmation informatique. 

Le dossier Promotion de la santé à l'école est coordonné par Sandrine Broussouloux et Julien Masson. Ils souhaitent à travers ce dossier approfondir l’exploration du lien entre santé et éducation et de montrer l'importance de cette interdépendance dans sur le plan pratique que sur le plan théorique.

La promotion de la santé en milieu scolaire dépasse ainsi le seul bureau de l’infirmière et va au‑delà des missions des personnels de santé : cela concerne bien l’ensemble de la communauté éducative : personnels enseignants et non enseignants, parents ou encore partenaires extérieurs. 

La question est abordée selon différents angles : témoignage, recherche et expérimentation en pays francophones (France, Belgique, Québec) et mise en exergue de projets.

La mission d'information sur la réinsertion des mineurs enfermés a formulé une douzaine de recommandations, en cherchant à éviter tant l'écueil de l'angélisme que l'obsession du « tout-sécuritaire ».

Si elle a consacré la plus grande partie de ses travaux à l'enfermement décidé par le juge des enfants à l'encontre des mineurs ayant commis une infraction pénale, la mission s'est aussi intéressée à l'enfermement psychiatrique, qui poursuit un but thérapeutique, et elle plaide pour une meilleure garantie des droits du patient mineur.

Donner la priorité à l'éducatif sur le répressif

European Network of Ombudspersons for children est une organisation sans but lucratif réunissant des institutions indépendantes des droits de l’enfant en charge de la promotion et protection des droits de l’enfant et de l'adolescent.

Pour 2018, la thématique de travail commune est la santé mentale des enfants et des adolescents.

La ségrégation sociale observée dans les collèges reflète en partie la ségrégation résidentielle : dans les grandes villes, du fait de l’application de la carte scolaire, les profils sociaux des collèges publics sont très différenciés, car les caractéristiques sociales des quartiers correspondant à leur secteur de recrutement le sont également.

Néanmoins, les choix des familles amplifient nettement la ségrégation sociale entre élèves à l’entrée en 6e : dans les villes de Paris, Bordeaux et Clermont-Ferrand étudiées ici, cette ségrégation serait entre un tiers et moitié moins élevée si les élèves étaient scolarisés dans le collège public de leur quartier.

De tout temps, la jeunesse en quête de sens et de valeur à exister s’inscrit dans une métamorphose identitaire. Aujourd’hui, en rupture de perspectives et de références puissantes pour se sentir exister, des jeunes hommes et femmes sont  touchés par l’islamisme radical.

Aucune équation psychologique ou sociologique ne donne une explication univoque de la radicalisation. Ce qui vaut pour l’un ne vaut pas pour l’autre.

De jeunes convertis en quête de pureté et de spiritualité issus de classes moyennes ou privilégiées côtoient des jeunes de milieux populaires ayant souvent un parcours de délinquance. La radicalisation se nourrit de grandes figures anthropologiques : ordalie,sacrifice, disparition de soi... Les stéréotypes de genre sont exacerbés : les filles vouées au mariage et à la maternité, les hommes à la guerre. 

La 9e édition de l’enquête ESCAPAD a interrogé en mars 2017 plus de 13 000 garçons et filles âgés de 17 ans sur leurs éventuelles pratiques de jeux d’argent et de hasard (JAH). 

Près de quatre jeunes sur 10 (39 %) déclarent toutefois avoir joué à un JAH dans l’année et un sur 10 (10 %) au cours de la semaine écoulée. Les garçons sont près d’un sur deux (47 %) à déclarer avoir joué dans l’année.