Grandir à l’adolescence est une nécessité : accompagner l’enfant dans son chemin vers l’autonomie et ne pas être trop loin de lui lors du franchissement adolescent semblent mobiliser des évidences. Les observations des professionnels montrent cependant que, quand l’enfant et son environnement sont en difficultés ou quand les repères sociétaux entrent dans des modifications radicales, les évidences sont d’abord des chausses trappes. Nous explorerons les possibilités de retrouver le bon sens des pratiques avec ceux qui grandissent près de nous.

Depuis 2013, le Pôle Régional de Compétences en Éducation et Promotion de la Santé du Languedoc-Roussillon (PRC LR), présidé par l’ARS, en collaboration avec la Direction Académique à la Formation des Personnels de l’Éducation Nationale (DAFPEN), a mis en place, à destination des Professeurs et Conseillers Principaux d’Éducation (CPE) stagiaires du second degré, une journée annuelle de sensibilisation à la question de la mise en œuvre des politiques d’éducation pour la santé dans le contexte scolaire.

Dans le cadre de l'emission Café Psy de Radio AVIVA, la MDA 34 a été sollicité pour 1h d'emission en public au Gazette Café.
Intervenants : Dr Robert BRES Psychiatre à la MDA 34 et GOUNEAUD jérôme responsable de la Technologie de l'information et de la communication

Médicaments psychotropes - Enquête qualitative sur l’usage détourné de médicaments par les jeunes

On sait encore peu de chose sur les modes d’accès aux médicaments psychotropes, les motivations des jeunes et plus globalement leurs parcours de consommation de ces substances. Afin d’apporter des éclairages à ces conduites peu documentées, l’OFDT, en partenariat avec le Centre Émile Durkheim de l’Université de Bordeaux, a conduit une enquête sociologique interrogeant vingt-neuf jeunes de moins de 25 ans se livrant à un usage détourné de médicaments psychotropes.

Publication du rapport relatif à l'éducation à la sexualité

Depuis les années 2000, les chiffres sur l’entrée des jeunes dans la vie amoureuse et sexuelle sont stables : le premier baiser survient en moyenne à 14 ans tandis qu’à 17 ans, la moitié des adolescents – filles comme garçons - a déjà eu un rapport sexuel. Si des progrès ont été faits en matière d’accès à la contraception et d’usage du préservatif lors des premiers rapports, les choses évoluent peu en matière de stéréotypes sexistes, notamment sur les questions liées à la sexualité. En effet, malgré une émancipation sexuelle certaine des femmes depuis la diffusion et le remboursement de la pilule, la sexualité continue d’être un domaine empreint d’inégalités et d’idées reçues sur ce que serait ou ne serait pas une sexualité féminine et une sexualité masculine.

Mathilde Gantier, volontaire en service civique et étudiante en M2 Santé, Soin Humanités Société, et Enzo Latreille de Fozières, stagiaire, en Master 1 PESAP (prévention et éducation pour la santé par l’activité physique) ont élaboré un questionnaire pour recueillir des informations concernant le public de la MLJ, leurs besoins et pratiques en terme de santé et d’activité physique.

Nous avons pu, à partir du recueil de 120 questionnaires, caractériser la population des jeunes de la Mission Locale (type de demande (emploi, logement, santé), type d’habitat, fréquentation de la MLJ, âge…), tenter de comprendre ce qu’être en bonne santé signifie selon eux, connaître leurs interlocuteurs pour les questions de santé, mais aussi relever le besoin de renforcer la visibilité de l’ESJ au sein de la structure.

Les Etudiants Relais Santé sexualité de l’Espace Santé Étudiants Bordeaux présentent leurs tutos de promotion du préservatif masculin & féminin. Les tutos sont des spots de promotion des préservatifs.
Ces tutos vidéo donnent les moyens aux étudiants de se protéger en proposant une démonstration rapide de la pose des préservatifs. Proches et concrets, les ERS ont insufflé dans ces tutos la tonalité et les codes des Youtubeurs, populaires auprès de
la cible jeunes. Ils proposent de parler pas à pas de la pose et de l’utilité du préservatif masculin dans une première vidéo, et féminin dans la seconde.

Video : A l’adolescence, période qui signe l’entrée dans la sexualité, le corps devient lieu de sexuation tel un champ de bataille de l’identité.
Le rapport ambivalent à soi se projette sur le corps qui devient dépositaire de la recherche identitaire du jeune.

Les transformations corporelles s’imposent à l’adolescent.
Elles soulèvent la question du regard des autres sur le jeune homme ou la jeune fille qu’il devient, l’ouverture au désir et à la génitalité. Son corps échappe à son contrôle, de même le statut qu’il acquiert au sein du social.
En jouant de son apparence, le jeune fait de sa peau un outil d’expérimentation de soi, d’exploration et de recherche identitaire.
Mais aussi, le corps se fait projection du mal-être de l’adolescent quand ses repères manquent et que s’affaiblit la solidité du monde des adultes. Les tentatives d’appropriation et de contrôle de l’image de soi par la coiffure, les tatouages, les vêtements peuvent s’avérer signes de détresse dans les conduites à risque, les addictions, les troubles alimentaires qui disent une volonté d’échapper à une identité insupportable.

Les travaux de recherche spécifiques sur les pratiques culturelles des enfants et des adolescents sont relativement récents, puisqu’ils sont liés au développement du courant de la sociologie de l’enfance et que les enquêtes nationales mises en place par le ministère de la Culture depuis les années 1960 ne s’adressaient qu’aux plus de 15 ans. Pour appréhender l’ensemble des activités culturelles et de loisirs des enfants et des adolescents en dehors du temps scolaire, comme par exemple le temps qu’ils passent à jouer, à écouter de la musique, à communiquer avec leurs pairs, etc., les sociologues utilisent ainsi plusieurs sources : ils croisent les données des enquêtes nationales et celles de recherches plus détaillées et qualitatives sur de plus petits échantillons.