Cybersexisme chez les adolescent-e-s (12-15 ans)

Quelques RÉSULTATS de l’étude : 20% des filles (13% pour les garçons) rapportent avoir été insultées en ligne sur leur apparence physique (poids, taille ou de toute autre particularité physique). 17% des filles (et 11% des garçons) déclarent avoir été confrontées à des Cyberviolences à caractère sexuel par le biais de photos, vidéos ou textos envoyées sous la contrainte et/ou diffusées sans l’accord et/ou reçues sans en avoir envie. Cela concerne ainsi près de 3 filles et 2 garçons dans chaque classe.
Aujourd’hui, la sociabilité des adolescents et adolescentes passe par la mise en scène et l’exposition de soi notamment via les réseaux sociaux. A travers la diffusion virale de selfies dénudés, les garçons gagnent en popularité, et les filles sont jugées de manière négative et insultées.

Une orientation réussie pour tous les élèves

Etabli après plus d'un an de travaux, le rapport de la mission d'information présente douze recommandations en faveur d' « une orientation réussie pour tous les élèves ».
Il recommande notamment de :
- définir des objectifs d'insertion professionnelle pour le système éducatif ;
- transférer le réseau « Information Jeunesse » ainsi que les CIO aux régions ;
- intégrer la formation au conseil en orientation dans la formation initiale et continue des enseignants et rendre obligatoire un stage en milieu professionnel ;
- valoriser les réussites de l'enseignement professionnel et de l'apprentissage ;
- renforcer la présence des représentants du monde professionnel dans la gouvernance des établissements ;
- faire du lycée polyvalent la norme ;
- rendre plus transparents les barèmes et les critères d'AFFELNET et d'APB ;
- autoriser l'édiction de prérequis pour les filières à effectifs limités dans l'enseignement supérieur.

Les engagements sur la prévention spécialisée dans le projet de loi de finances 2017

Le 9 novembre 2016, Christophe Cavard interrogeait Ségolène Neuville, secrétaire d'état chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, auditionnée en commission élargie d'examen du Projet de Loi de Finances pour 2017 à l'Assemblée Nationale, sur le financement des missions de lutte contre la radicalisation confiées aux maisons des adolescents, et aux structures de prévention spécialisée.

Harcelé-Harceleur

« Julie Lunettes » ainsi qu’avait décidé de la baptiser son institutrice, s’est jetée du troisième étage de son immeuble, n’en pouvant plus de se faire traiter de « mémé » de « vieille » de « moche » jour après jour, par ses « copains » de classe.
Jonathan a tenté de s’immoler par le feu submergé par les insultes d’un chefaillon et de ses sbires, insultant à longueur de journée sa famille, son nom (Destin) son poids, etc.
Camille n’a pas accepté de se faire supplanter par une rivale, aussi belle, aussi fraiche et délicieuse qu’elle, derrière laquelle SA cour, s’était ralliée. « elle m’a volée ma vie » a-t-elle déclaré à sa mère, et a plongé dans la dépression et la drogue. louise, Noé, Samir, Kevin... autant d’enfants victimes du harcèlement à l’école.

Qu’est-ce qu’une famille au XXIe siècle ? Comment ordonner nos histoires d’amour, de parents, d’enfants, de beaux-parents, de demi-frères, de quart de sœurs, de grands-parents d’adoption, de dons de gamètes, de liens de cœur ou de sang, « vrais » ou « faux », et faire en sorte que les familles qu’elles construisent soient équilibrées, vivantes, heureuses ? Comment, quelles que soient leurs formes, conjuguer filiation et transmission, égalité des sexes et complémentarité ?
Comment la loi et la justice doivent-elles intervenir dans leur création et leur protection ?

En s’appuyant sur son expérience de psychothérapeute, Serge Hefez revisite la fabrique de la famille ; de toutes les familles. Il nous montre, à partir d’exemples concrets, à quel point il est urgent de remplacer nos choix trop souvent binaires par des choix plus ouverts, et d’accepter sans peurs les mutations de ces familles qui fondent, à leur manière, une société nouvelle, plus fluide et plus libre. 

Les grossesses à l'adolescence en France

Plus de trente ans après le vote de la loi Veil (17 janvier 1975), et quinze ans après la loi qui a ouvert l’accès des jeunes femmes mineures à la contraception d’urgence (2001) et assoupli l’accès à l’avortement, les grossesses à l’adolescence dérangent et apparaissent toujours comme un problème social majeur dans les sociétés modernes occidentales (Le Van 1998 ; Le Den, 2012).

Cette approche exploratoire révèle que les dynamiques entre le physique et le numérique sont étroitement liées au niveau de la maîtrise en numérique et aux représentations du numérique, que ce soit chez les jeunes ou chez les professionnels. Ces dynamiques sont en outre fonction de l’équipement des jeunes et des contraintes institutionnelles et territoriales. La vidéo, le smartphone et les réseaux sociaux redessinent les parcours d’information entre le physique et le numérique, car ils peuvent être par exemple accélérateurs de confiance dans les relations entre les jeunes et les professionnels des structures d’information. La nécessité de lieux et de rencontres physiques persiste mais des passages et passerelles entre le physique et le numérique restent à concevoir ou à renforcer.

Mondes fictionnels Mondes numériques Mondes possibles

Les « autres mondes » sont aujourd’hui au cœur des pratiques culturelles des jeunes et des moins jeunes, à la recherche d’une immersion ludique, d’une plongée dans l’imaginaire.

Univers transmédiatiques issus de romans (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones, Hunger Games), de films ou de séries (Star Wars, Lost, Star Trek), mais aussi « métavers » comme Second Life ou bien sûr jeux de rôle de tous types, autour d’une table, grandeur nature ou en réseau (World of Warcraft) ont pour point commun de prendre au pied de la lettre la vénérable métaphore des « mondes possibles de la fiction », selon laquelle l’œuvre nous ouvrirait l’accès à une autre version des choses.

L'état adolescent. Miroir de la société

L’adolescence tend à devenir un état : on y rentre de plus en plus tôt, on en sort de plus en plus tard. Si cette période de la vie s’étend, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le signe que le statut de l’adulte n’a jamais été aussi fragilisé et ébranlé qu’aujourd’hui, pendant que celui du jeune, à l’inverse, a gagné en popularité. Car c’est l’âge de tous les possibles, de la croissance.

D’une certaine manière, les valeurs de la société (excitation, instantanéité, urgence, etc.) se rapprochent de plus en plus de ce qui caractérise l’adolescent lui-même, d’où un effet de miroir, fascinant et presque enivrant. L’adolescent apparaît comme un symptôme de la société actuelle, tout comme il tend à en devenir le modèle : un consommateur riche de sa seule illusion de toute-puissance personnelle.

 

Répondre au décrochage scolaire

La question du décrochage scolaire est d'une actualité brûlante sans pour autant succomber à un quelconque effet de mode. L'intérêt porté à ce phénomène tient au fait qu'il représente un excellent indicateur de la réussite ou de l'échec des politiques d'enseignement. Or, la plupart des publications actuelles traitant de cette question ont été réalisées selon une approche sociologique mettant en avant des typologies d'élèves décrocheurs.
En se référant à une approche clinique de l'activité en psychologie du travail, cet ouvrage se propose d'appréhender la question du décrochage scolaire par une entrée ciblant l'activité des professionnels de l'éducation en situation de travail. Il s'attache à identifier et caractériser les difficultés concrètes rencontrées par les équipes enseignantes, les éducateurs et les professionnels des établissements scolaires (CPE, infirmière scolaire...) pour lutter contre le décrochage scolaire.